dimanche

welcoming 2018

i'm neither you or i
i'm neither rich or art
just a flood of fart
your daily dose of karp

they looked for days
they searched the haze
all they found was a dude crying
for the help he couldn't bring
to the table

there's an automatic button
(it's a weapon)
it keeps the songs playing
(binge listening)
i thought i knew
(knew anything)

oh, you're so far
you're always still so far, so damn far
your princess peach juice
(it's so good in death)

all the time
is rightfully mine

vendredi

nichon

i.m in a train, in a plane
in a bus gliding down the rain
i’m feeling sad as shit even while
working on it
when am i not sad? while knowing what i want?
thought i knew
but what is new
they.re all lost were all fucking lost
there is nothing i can do
except doing what i can, what i must
keep on living and die trying
to reach you, to reach you

je me sens triste et seul
mais je ne suis ni triste ni seul
je me sens comme ces signatures rythmiques inhabituelles
dans les musiques enregistrées que j’aime tant
que j’aime tant
je me sens
à côté
tout le temps
à côté
à me perdre
à chercher
à oublier
de pleurer
je veux pleurer
je veux pleurer, tout
tout pleurer dans tes bras
tes bras vides, de moi

de toi

mardi

gode!

je l’adore!!!
j’ai très envie d’être avec elle
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!!


aaaaaaaaaaaaaaaaahhhhh!!!
j’ai envie de pleurer de joie, je l’exprime ici!
j’ai rien fait pour mériter ça!
la tristesse a-t-elle un mérite? peu importe!

je suis là
je redescend
je vis
et je suis

je meurs

oruchuban ebichu

quand j’en viens à flipper de mon regard sur les filles,
sur les gens, quand je n’arrive plus à différencier mes interactions
et mes désirs ou fantasmes, mes délires ou fantômes

mes désirs créent-elles? quelles liens?

qui vous êtes, peu importe, tant mieux;
ce que vous me voulez, allez-y, tout est toi
je suis pluriel et je ne vous dois tout alors créez, faites de moi vous,
un golem mort ou vivant mangé par l’amibe



il n’y a de vide
que l’épiphanie du tout
ton visage, mes yeux morts,
immatériel



premier homme
fais de moi un homme
fais-moi machine capable de tuer
de tuer l’immanent ennui du présent
d’embrasser les larmes
d’oublier tout ce qui n’est pas

et pourtant
de mon coeur


je t’écrase 

mercredi

je n'ai pas besoin de te regarder

on n'est peut-être pas fait pour être ensemble
mais je t'aimerai quand même
pour moi l'amour c'est de la violence

rentrer en toi




tu es dure, si dure
dure avec toi-même
jaune et rouge comme un cube de couleurs



je n'imagine rien
si, le cube de couleurs



la plus belle des couleurs







je n'ai pas besoin de la regarder

samedi

Prés

j'avais un rêve
t'embrasser
que tu ne finisses pas par
me rejeter



je te l'ai enfin dit!
je t'aime
maintenant je sais
tu m'aimes aussi


tu m'aimes aussi


ah,
comme tu es verte
comme tu es
ma couleur préférée




désormais je peux
continuer
tu ne te retourneras pas
tu ne me toucheras pas
jamais je n'aurai pensé
m'en contenter



j'avais un rêve
t'embrasser
mes lèvres sur ta joue fraîche
ont claqué

jamais je ne l'oublierai





adieu...

jeudi

now, you

listen to this whole song, all the time
imagine we suffer together, lying tide
seeing signs everywhere, all the time
reassuring signs telling me to take the time
all the time

so i wait
one step at a time
then i sleep
one night every day
in my world
there's no need to remember time
you just fade into nowhere in no time
forget the whole present to live a present your own

and then the song fades out
to repeat itself
and the more you wait
the more you disremember
the meaning of it all
you just fade into nowhere in no time
you fail to be more than what is
and the less you become
anything else than what is
now, you